HISTORIQUE DU CONSEIL
 

Les bases de notre Conseil ont été mises en place le 15 septembre 1929 à l’occasion d’une réunion de six frères chevaliers, membres du Conseil Québec 446. Ces frères fondateurs souhaitaient établir un Conseil dans la basse ville de Québec afin de répondre aux besoins de la population de ce milieu. Une demande d’autorisation pour continuer les démarches de fondation fut adressée au Député du District, le 18 septembre, et une autre au Conseil 446 le 25 septembre 1929.

 Le 14 octobre, au sous-sol de l’église Saint-Roch, le premier exécutif est élu et le 21 octobre, le Comité recevait, du Conseil d’État de New Haven, les papiers nécessaires pour le transfert des membres qui voudraient adhérer au nouveau Conseil.

Le 28 octobre 1929, les membres transférés sont invités à choisir le nom du nouveau Conseil. On adopta alors le nom de Conseil Laval 2721 en l’honneur de Mgr de Laval, premier évêque de Québec et l’on transmit l’information au Conseil d’État. À la même réunion on choisit le premier aumônier, Mgr Robert Lagueux P.D.

Le besoin de locaux pour le nouveau Conseil est comblé par l’achat des bâtisses des Soeurs du Très Saint-Sacrement au 113, rue Fleurie. Le coût de la transaction s’élève à 18 000 $ et la décision d’acquisition du 2 décembre 1929 se réalise dans deux actions, soient la fondation de l’Édifice Laval limitée, le 15 janvier 1930, et la conclusion de l’achat de la bâtisse le même jour. M. Louis Dallaire agit alors comme premier président de l’Édifice Laval.

Parallèlement à ce travail, le groupe des fondateurs reçoit du Bureau Suprême des Chevaliers de Colomb l’autorisation formelle de mettre en marche notre Conseil sous le nom de Conseil Laval 2721, le 29 décembre 1929.

Le 7 mars 1930 se tient la première assemblée générale qui crée officiellement, à Québec, le Conseil Laval 2721. On procède alors à l’installation des premiers officiers dont le premier Grand Chevalier, M. J. H. Levasseur. Le 23 mars, c’est la première initiation au Conseil et 32 nouveaux membres reçoivent les premier, deuxième et troisième degré. Ils se rendent en procession à l’église Saint-Roch pour la messe solennelle. En septembre, on fait construire pour les membres du Conseil une salle de quilles au coût de 4012 $. La soirée d’inauguration officielle des salles du Conseil se tient le 20 octobre 1930.

En mai 1931 a lieu le premier Social du Conseil Laval qui est suivi, en juin, par la visite du Chevalier Suprême, Martin Carmody. Une réception suit à l’Hôtel Saint-Roch. L’année 1931 est remarquable pour les grandes activités du Conseil. Il y a le premier pèlerinage des membres à Sainte-Anne-de-Beaupré (25 voitures forment un cortège). Le Conseil reçoit un cadeau offert par le Conseil Suprême pour le recrutement, c’est le buste de Christophe Colomb qu’on peut encore voir dans nos salles.

Toujours en 1931, on présente le premier banquet aux huîtres et nos membres participent, en novembre, à la Ligue de quilles provinciale des Chevaliers de Colomb. En décembre, c’est le premier arbre de Noël des enfants défavorisés de Saint-Roch et l’on accueille 225 jeunes.

L’année 1932 marque encore quelques premières avec une retraite fermée à la Maison Jésus Ouvrier à laquelle participent 35 personnes. Notre Conseil organise plusieurs initiations et, en septembre, on compte déjà 400 membres dont plusieurs participent à un pèlerinage au Cap-de-la-Madeleine.

L’année 1933 débute par la bénédiction papale des membres du Conseil. Durant cette année s’installe l’habitude de tenir les assemblées générales les premier et troisième lundi du mois. En juin, les membres érigent un reposoir pour la Fête-Dieu sur le terrain du Conseil et l’on s’engage à supporter financièrement l’oeuvre de la « Goutte de lait ».

En septembre débute un concours pour donner des bonbons et des jouets aux enfants pauvres du quartier et l’on tient aussi le premier pique-nique annuel pour les membres. L’année 1933 ne se termine pas sans que le Conseil ne prenne une résolution pour limiter le nombre de tavernes dans la Basse-Ville afin d’éliminer 10 de ces commerces.

Le premier journal du Conseil paraît en janvier 1934 et l’on forme un comité du jeu de Bingo. En 1935, outre toutes les actions déjà engagées, on ajoute une résolution envoyée à l’État afin d’avoir un secrétariat français à Montréal. L’action la plus notoire de 1936 est le don de 2000 $ fait aux révérendes Sœurs du Saint-Sacrement.

En 1937, la fête des enfants à Noël regroupe plus de 1000 enfants. En 1938, l’œuvre la plus importante du Conseil tourne autour d’une grande collecte au profit des huttes de guerre. On y ajoute l’organisation des donneurs de sang, le Comité d’hospitalisation et le Comité de Bienfaisance fraternelle.

L’année 1939 débute mal financièrement. Le Conseil doit 22 000 $ et il n’y a que 68 ¢ en caisse. L’homme des grandes circonstances est à la tête du Conseil puisque J. Réginald Rochefort est Grand Chevalier. On fonde quand même la première revue, Le Laval, en 1940. Durant son mandat, qui dure 7 ans, M. Rochefort réussit à monter les effectifs à 2250 membres.

En mars 1941, le Conseil débute sa collaboration exemplaire avec le Cercle d’Youville des Filles d’Isabelle. Cette collaboration n’a pas cessé depuis ce temps.

En février 1942, des dons de 8400 $ de Jos Paquet et de 11 000 $ de Louis Dallaire viennent stabiliser un peu les finances du Conseil. On se lance alors dans le support à l’école Cardinal-Villeneuve et à l’Oeuvre du Bas Blanc au profit des Soeurs du Saint-Sacrement. La visite du Chevalier Suprême, Francis P. Mattews, revigore les membres en mai 1942.

L’année 1943, quoique difficile, se solde par le tirage d’une voiture de 5000 $. La vente des billets couvre le prix d’achat et permet de payer toutes les dettes du Conseil.

À l’occasion du 15e anniversaire du Conseil, on organise une soirée de gala au Palais Montcalm en présence du ministre fédéral de la Justice, l’Honorable Louis Saint-Laurent.

Le recrutement des membres permet au Conseil d’être premier dans l’Ordre en 1944 et en 1946.

La première messe de minuit dans les salles du Conseil est célébrée en 1944 et, en février 1945, on acquiert la propriété adjacente au Conseil, le 115 et le 117 Fleurie. Le déboursé initial atteint 10 250 $, auxquels s’ajouteront les transformations, la rénovation et la construction d’une annexe pour quatre allées de quilles. On compte alors huit allées de quilles, une salle de billard et le coût total des acquisitions atteint 65 000 $.

Le paiement d’un tel montant nécessite beaucoup de travail. Le Conseil organise le tirage d’une maison de 12 000 $. Le profit net du tirage atteint 44 000 $ et c’est sur cette bonne note que l’année 1945, se termine.

L’année 1946 est marquée d’événements importants. D’abord l’inauguration du nouveau local du Conseil sans aucune dette, la formation du comité de la Chorale, la construction d’un char allégorique pour la Fête de la Saint-Jean et la première initiation du Cercle 304 des Écuyers Colombiens avec 48 membres. M. André Masse, présent à cette première initiation, est toujours membre de notre Conseil.

Les années 1947-1948 sont marquées par la visite du juge J. E. Swift, Chevalier Suprême, par celle de Me Francis Fauteux, Directeur Suprême, et par l’acquisition par l’équipe du Conseil de la coupe McCallum au tournoi de quilles provincial des Chevaliers de Colomb.
Tout en poursuivant ses œuvres en 1948, le Conseil propose des félicitations au Très Honorable Louis Saint-Laurent, premier ministre du Canada. Ce dernier honore le Conseil d’une visite de nos salles en mars 1949.

Les collectes pour le Patro Saint-Vincent, en février 1950, rapportent 9200 $ et le Conseil s’implique à fond en participant à la collecte de 200 000 $ pour les sinistrés de Rimouski et de Cabano, en 1951.

L’année 1951 marque une autre étape importante dans l’implication des membres du Conseil Laval. Les visites régulières aux bénéficiaires de l’Hôpital Saint-Augustin débutent, d’arbord à l’Ancienne-Lorette et, plus tard, à Courville. Cette implication ne s’est pas démentie depuis ce temps puisque, encore aujourd’hui, notre Conseil, sous l’habile direction de Noël Genest, poursuit toujours ces visites.

Au début des années 1950, et pendant au moins 15 ans, nos membres se sont impliqués au Mont-Thabor et ont versé au-delà de 75 000 $ en dons pour cette œuvre.

L’implication du Conseil dans la distribution des Paniers de Noël remonte à décembre 1951. Depuis ce temps, chaque année, nous aidons des familles démunies et de 125 familles en 1951, nous en sommes aujourd’hui à environ le double en plus des dépannages tout au long de l’année.

L’année 1952 est marquée principalement par la visite du Lieutenant Gouverneur et par la remise d’un don de 5000 $ pour la construction du Grand Séminaire de Québec.
Le Conseil reçoit le Très Honorable Louis Saint-Laurent dans nos salles en 1953 et participe, en 1954, à l’organisation d’un téléthon pour l’Institut des aveugles qui se solde par un don de 32 000 $.

Le 25e anniversaire de la Fondation du Conseil a lieu en mai 1955 et coïncide avec la fondation du Comité de Saint-Émile lequel vient tout juste de fêter son cinquantième anniversaire, en 2005.

L’année 1956 voit naître le Comité de Chasse et Pêche et, en 1957, le premier souper bénéfice au profit des Paniers de Noël se tient au Bal Tabarin.

Le 2 juin 1958, à l’occasion de la soirée des élections, un incendie se déclare dans les bureaux administratifs du Conseil. La chapelle et deux allées de quilles sont détruites. On décide alors de démolir ce qui reste de cette section du bâtiment pour en faire un stationnement. En septembre 1958, on adopte un projet de construction au coût de 70 000 $.

Durant la période de juin 1958 à mars 1959, les assemblées générales et autres se tiendront dans les locaux du Conseil Québec 446. L’inauguration et la bénédiction des nouveaux locaux ont lieu le 1er mars 1959 lors du mandat du Grand Chevalier P. Phil Bouchard (1958-1962).

En 1961, l’inauguration d’une infirmerie à la Colonie du Lac Simon est entièrement financée par le Conseil. Puis, en novembre 1962, c’est la première Campagne de la Journée Colombienne et le Conseil recueille 5250 $.

En 1963, le Conseil soutient et héberge un club de hockey « pee wee » dans le cadre du Carnaval de Québec. En 1964, nous offrons une subvention substantielle pour la réfection de la grotte de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.

Les années 1965-66-67 perpétuent les œuvres habituelles et se démarquent par des demandes réitérées pour obtenir des réponses en français à nos lettres et à nos communications avec le Conseil Suprême. On fête aussi le centenaire de la Confédération avec un bal de coton en avril 1967.

Le travail incessant du Grand Chevalier Fernand Boudreau et de ses collaborateurs (1967-68) permet au Conseil de tenir un premier bingo à Expo-Québec en 1967.

C’est sous la gouverne du Grand Chevalier Albert Bureau (1970-71) qu’ont lieu la réfection du bar, de la cuisine et de la grande salle, de même que de la salle de cartes et du bar du rez-de-chaussée. Au deuxième étage, on aménage aussi une cuisine et un bar. Ces grands travaux n’empêchent pas le Conseil de payer entièrement le Centre-Dieu de Place Fleur-de-Lys, en février 1971.

Le Grand Chevalier de 1972 à 1974, François Marineau, participe très activement à ces belles réalisations et les perpétue par son travail.

Les années 1974 et suivantes sont moins mouvementées. Il y a, en 1975, une première Journée de la femme. En 1979 se tient un premier marchethon au Comité Saint-Émile au profit de la paralysie cérébrale. De 1979 à 1982, nous ne pouvons presque rien affirmer sinon que nos œuvres continuent. En effet, le vol de la voiture de notre secrétaire-archiviste crée un vide dans nos archives.

En nous référant à l’Album du 50e anniversaire, nous pouvons affirmer que les Fêtes furent importantes et réussies. Elles marquèrent la vitalité de notre Conseil dans ses activités et dans ses œuvres.

L’année 1982 est significative par l’implication du Conseil et du Comité Saint-Émile au Domaine de la Fraternité. En effet, nous offrons, conjointement, 200 chaises au Domaine. Cette année-là se démarque encore par le début du dossier d’expropriation de notre bâtisse.
Au cœur du dossier dès le départ, le travail important est amorcé par l’ex-Grand chevalier, Albert Bureau, et P. Phil Bouchard auxquels s’adjoindront, au cours des années suivantes, plusieurs membres impliqués et ceci, jusqu’en 1986. Mentionnons entre autres les visites de 42 sites potentiels de relocalisation et toutes les démarches que ce dossier impliquait.

La première offre, presque ridicule de, 250 000 $, ne fit pas long feu lorsqu’une nouvelle équipe prit les rênes de l’Édifice Laval en 1986. Nous y reviendrons plus tard.

En mai 1982, le Conseil tient son premier marchethon (225 personnes) pour le Patro Saint-Vincent. Une ligue de pétanque est formée et tient ses activités au Conseil. Les activités habituelles se continuent avec entre autres, à l’actif du Conseil, un record de vente de 1606 livrets pour la Journée Colombienne, le tout sous la responsabilité de l’ex-Grand Chevalier Marcel Tardif et du frère Maurice Roussy du Comité Saint-Émile.

Les visites à l’Hôpital Saint-Augustin, de Courville, se continuent toujours avec l’apport important de Roger Marceau, puis le Conseil participe à l’inauguration du Centre de jour de celui-ci.

En 1983, sous la responsabilité de Lorenzo Tardif, débutent les déjeuners communion à 1.99 $, un succès qui ne se dément pas depuis. Les tournois de whist débutent en 1983 et sont suivis de ce qu’on nomme aujourd’hui les amis-cartes.

 C’est en janvier 1984 que commencent, avec René Allard, les visites hebdomadaires aux malades de l’Hôpital Saint-Augustin. La même année démarre aussi la ligue de golf des Piocheux du dimanche matin. Des liens plus étroits se tissent avec le Patro Laval et le Conseil verse à celui-ci 1000 $ pour le chronomètre de la grande salle. En décembre, la distribution de plus de 450 paniers de Noël vient couronner l’année qui s’achève.

L’année 1984-85 est remarquable par les dons identiques de 5000 $ au Patro Saint-Vincent et au Patro Laval. L’attachement du Conseil à ses œuvres traditionnelles se traduit en 1986 par un don de 3000 $ au Centre Saint-Augustin et un don de 18 000 $ au Patro Laval.

Une œuvre des missions et des vocations avait été mise sur pied en 1982. Celle-ci donne son premier résultat concret en 1986 par l’ordination, au Mexique, d’un prêtre mariste, le Père Oscar Eng Duarte. Depuis, l’œuvre n’a pas cessé et des frères chevaliers généreux ont contribué régulièrement, avec la famille Allard, à payer les études théologiques de quatre autres prêtres maristes au Mexique. Le groupe, fondé au départ par René Allard, continue toujours à verser les contributions mensuelles pour les missions maristes et la formation de prêtres mexicains.

Le printemps 1987 est marqué par une grande corvée au Domaine de la Fraternité et l’automne suit avec la campagne de la Fondation québécoise du cancer sous la responsabilité du Grand Chevalier René Allard, des frères Henri Pleau et André Gignac, de même que de Mme Marie Masse. Le succès est important, 11 000 $ sont recueillis dans la basse ville de Québec et 3000 $ par le Comité Saint-Émile.

L’année 1987 a été l’année de l’aboutissement du dossier d’expropriation de l’Édifice Laval. Les négociations avec la Ville de Québec prennent fin avec l’acceptation de l’offre d’expropriation faite par celle-ci.

L’équipe active d’expropriation de la bâtisse avait été conduite par trois principaux personnages : René Allard, Albert Bureau et Michel Bureau. Le trio s’était entouré d’un évaluateur compétent, d’un avocat renommé, Me Michel Chabot, et d’un architecte reconnu, Paul Nolet. L’équipe possédait donc un spécialiste de la négociation, René Allard, un financier expert, Michel Bureau, la sagesse, l’expérience et la prudence d’un membre émérite, Albert Bureau.

Les 250 000 $ de 1986 étaient devenus 975 000 $ comptant, un terrain pour la relocalisation sur la rue Kirouac évalué à 300 000 $, les frais d’avocat, les frais des évaluateurs et ceux des divers spécialistes impliqués, le tout à la charge de la Ville de Québec.

Le support des autres membres de l’Édifice Laval limitée fut très important. Il s’agissait de P. Phil Bouchard, André Gignac, Roch Paradis, Gilles Lacroix, Paul-André Tardif. Le 14 septembre 1987, l’Assemblée générale du Conseil, sur recommandation des membres de l’Exécutif et de l’Assemblée générale de l’Édifice Laval, accepte l’offre de la Ville dont le maire, Jean Pelletier, et l’échevin, J.-Paul Morency, avaient très bien compris les besoins de relocalisation d’un Conseil de Chevaliers de Colomb dans la ville de Québec.

Le travail d’expropriation avait nécessité de la part des trois personnes déjà mentionnées un travail intense pendant presque deux ans. Ce qui devait suivre n’allait pas être de tout repos. Nous reviendrons plus loin.

L’année 1987 s’est terminée par une distribution importante de 513 paniers de Noël. Le président de l’organisation, le frère Gilles Vallée, avait atteint un sommet et il reçut, au nom du Conseil, un prix de l’État pour le succès de l’activité. La fête du 31 décembre, la dernière dans le vieil édifice, fut très réussie, de même que le dernier bal, en juin 1988.

Le Grand Chevalier, Gilles Lacroix, eut le plaisir de présider un dernier exécutif et une dernière assemblée générale au 551 Fleurie en septembre 1988, le tout sans chauffage. Il eut aussi l’honneur de tenir la première assemblée générale au 709 Kirouac, en 1988.

Avant d’en arriver à cette première assemblée dans nos nouvelles salles, on peut s’imaginer le travail réalisé après l’acceptation de l’offre d’expropriation et la relocalisation dans de nouveaux locaux.

Nous vous faisons grâce des détails de la construction du nouvel Édifice Laval limitée mais il faut au moins dire qu’une nouvelle corporation avait été crée selon la partie 1A de la loi sur les compagnies, en date du 6 juin 1988. À l’avenir, la gestion et l’opération des activités de l’édifice seront menées par des membres actionnaires de l’Édifice Laval limitée. Le Grand Chevalier en fonction occupera un des sept postes de l’exécutif pour la durée de son mandat. Outre les membres déjà actionnaires de l’Édifice Laval, viendront s’ajouter des membres du Conseil Laval 2721 recrutés pour leurs compétences particulières en gestion, finances ou leur bénévolat très actif.

Sans entrer dans les détails, mentionnons ici que le nouvel Édifice Laval fut construit alors que l’exécutif en place était formé de René Allard, président, Albert Bureau, Michel Bureau, Gilles Lacroix, André Gignac, Roch Paradis, P. Phil Bouchard et de Paul-André Tardif comme secrétaire.

L’architecte retenu était Paul Nolet et le contracteur Garoy construction. Les travaux furent menés à grand train. Michel Bureau et René Allard furent mandatés pour faire un emprunt de 800 000 $ à la Caisse populaire de Québec Est avec le gérant de l’époque, M. Yvan Caron.

On peut relever dans les minutes d’une assemblée de l’exécutif de l’Édifice Laval, le 19 septembre 1988, que les coûts de la construction devaient s’élever à 1 359 000 $ pour la bâtisse et, pour le salon de quilles, à 420 000 $. On prévoyait encore à ce moment des ajouts pour l’ameublement.

Permettez qu’on dise rapidement ici que durant toute la durée de la construction, les membres de l’exécutif de l’Édifice Laval limitée ont fourni des efforts et du temps pour mener toutes les opérations nécessaires. Chacun des membres nommés plus haut fut mis à contribution, soit à la surveillance de la construction, à la comptabilité et au paiement des factures, à la préparation des baux, aux contrats avec les fournisseurs, à l’ameublement, au système de sécurité, au fonctionnement du salon de quilles, à l’engagement des employés, à la fixation des coûts, à l’engagement des traiteurs, au montage des bars, etc. M. Fernand Picard, gérant de l’époque, n’a pas lui non plus compté ses heures et son implication avec tous les membres de l’exécutif.

Disons, pour revenir aux activités du Conseil, que la première assemblée générale s’est tenue le 1er novembre 1988 sous la gouverne du Grand Chevalier Gilles Lacroix.
Les activités habituelles de fin d’année furent tenues, Paniers de Noël et fête du 31 décembre. En avril 1989 eut lieu la bénédiction des salles du nouvel édifice. Les noms des trois grands bâtisseurs du Conseil furent retenus dans la dénomination des salles. C’étaient le Salon Bureau, le Salon Bouchard et le Salon Rochefort.

Le soixantième anniversaire du Conseil fut souligné en 1990 alors que le Grand Chevalier était M. Paul-André Tardif. L’année fut particulièrement mémorable pour un ancien aumônier du Conseil, le Père André Bonneau r.s.v. devenu missionnaire au Zaïre. Il avait, à l’occasion d’une fête donnée en son honneur avant son départ, mandaté René Allard pour recueillir des dons pour ses Missions. Durant cette année et les suivantes, des collectes mensuelles aux assemblées générales manifestèrent le soutien constant des membres au Père Bonneau et à ses paroissiens.

La paroisse du Père Bonneau, au Zaïre, possédait une vieille église délabrée et peu fonctionnelle. Les demandes à ses amis québécois, aux confrères de sa communauté et aux chevaliers de Colomb du Conseil 2721 aboutirent à la création d’un Comité pour la construction d’une église et d’un centre communautaire. Sous les présidences d’honneur de l’archevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, et de M. Yvan Caron, président de la Fédération des Caisses Desjardins de Québec, le comité fut mis sur pied pour recueillir les sommes requises. M. Bédard, vice-président de la Fédération, M. Roch Paradis, le frère Rodrigue Morin, s.v., et René Allard se chargèrent de mener les opérations. En quatre ans, plus de 100 000 $, somme doublée par l’ACDI, furent recueillis.

L’année 1990 ne se termina pas sans que le Conseil n’offre au Centre Saint-Augustin un minibus pour les bénéficiaires grâce aux profits du Cocktail bénéfice.

L’arrivée du Père Jacques Letarte, omi, comme aumônier permettait de continuer et d’amorcer de nouvelles coutumes dans notre Conseil. Sa présence active, son approche fraternelle donnaient un nouvel élan religieux au Conseil. En plus des célébrations à l’occasion des déjeuners communion, il y eut un baptême dans nos salles, en mai 1992, et les cérémonies annuelles du Pardon reprenaient de plus belle.

En 1992, la ville de Québec, consciente des effets bénéfiques du Conseil dans les quartiers que nous desservons, commença à nous aider par une subvention annuelle pour soutemir les organismes communautaires du milieu. Cette pratique a cessé avec la formation de la Grande Ville.

À l’été 1992, les gestionnaires de la Caisse populaire Saint-Joseph de Québec et son directeur, M. Gilles Sanfaçon, subventionnent l’asphaltage du stationnement de l’Édifice Laval. Ce bon geste permit de compléter l’aménagement de notre terrain par la construction d’une Grotte de la Vierge Marie. Les frères impliqués dans cette construction étaient J. Rolland Beaudet, Marcel Tardif, Jean Côté, René Boivin et Roch Paradis, Grand Chevalier.
En juin 1993, alors que Roch Paradis était Grand Chevalier, fut tenue la 1000e assemblée générale du Conseil. C’est cette même année qu’eut lieu la vente du Salon de quilles. Les membres de l’Édifice Laval s’étaient évertués, depuis 1988, à opérer celui-ci sur une base quotidienne. La gérance de la bâtisse et du salon était lourde et difficile pour tous les membres. La succession des gérants, plus ou moins familiers avec la gestion d’un salon de quilles, l’attitude des membres du Conseil, qui se sentaient propriétaires sans être partenaires, les dettes accumulées par les taxes impayées du 551 Fleurie pesaient très lourdement. La vente du Salon apportait un soulagement de la gestion mais devenait pour un temps de nouvelles épreuves qui devaient se résorber au cours des ans.

L’année 1994 fut marquée au niveau du Conseil par la bénédiction solennelle de la Grotte de la sainte Vierge et par l’ordination, en février, d’un troisième prêtre mariste, au Mexique. Enfin, en novembre 1994, le Conseil s’associait avec le Magasin Partage pour la distribution des Paniers de Noël.

Sous l’habile direction du Grand Chevalier Gilles Vallée, les œuvres du Conseil se perpétuent en 1995-96. Comme dans tout Conseil, les opérations hebdomadaires et quotidiennes doivent être tenues. En 1996, le Conseil souligne le travail constant et méticuleux du frère Georges Beaumont qui travaille depuis 25 ans dans les bureaux de l’administration.

En 1997, lorsque Réjean Vigneault est Grand Chevalier, les modifications aux règlements des bingos amènent à la création de l’Association des bienfaiteurs 2721 puis, en 1998, on entreprend, à l’Édifice Laval limitée, les premières démarches pour transformer la compagnie en organisme de bienfaisance.

Les apports importants de Roch Paradis et de Michel Bureau et des autres membres de la Corporation aboutissent à la création du Comité des Œuvres charitables du Conseil Laval 2721, en juin 2000.

Au début du nouveau millénaire, notre Conseil est dirigé par le Grand Chevalier Jean Roussel. Notre Conseil demeure impliqué au niveau des Scouts et Guides de Saint-Sauveur, on continue de prêter nos salles aux organismes communautaires de notre quartier, on parraine le Carrefour des enfants de Saint-Malo et on appuie le souper bénéfice des vétérans du Royal 22e Régiment.

L’abbé Jean Lafrance, initiateur du Magasin Partage, fête son 25e anniversaire de sacerdoce dans nos salles. Par ailleurs, le Conseil contribue, par un don, au Congrès Mondial de la Jeunesse et maintient sa participation importante à la Campagne provinciale des Œuvres des Chevaliers de Colomb.

En mai 2002, notre aumônier, le Père Jacques Letarte, omi, est nommé recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap mais demeurera notre aumônier.

Le frère André Rioux devient Grand Chevalier en juillet 2002. Il perpétuera l’implication du Conseil auprès des Œuvres Jean Lafrance, à la fête de la Fidélité de la paroisse Sacré-Cœur. Les visites à nos membres malades continuent, la fête annuelle des enfants des membres se tient toujours et, comme d’habitude, l’Intendant Jacques Blanchette propose des activités intéressantes et suivies par les membres : banquet d’huîtres, fête du 31 décembre, souper du Carnaval, fête des Mères et souper dansant.

Les heures mariales du mois de mai deviennent une tradition. Elles se tiennent à Saint-Émile la première semaine, à l’église Sacré-Cœur, ensuite, et à la Grotte du Conseil la dernière semaine de mai. La récitation du chapelet est suivie d’une célébration eucharistique présidée par notre aumônier.

Le frère Raymond Vigneault devient Grand Chevalier du Conseil en 2003. Les principales activités au programme sont les suivantes : la cérémonie du Pardon, la commémoration des morts, les quatre déjeuners communion, le mois de Marie, les visites aux malades du Conseil, les fêtes des malades au Centre Saint-Augustin et à l’Hôpital Général de Québec, la fête des enfants, la fête de la Fidélité, la Ligue des amis-cartes, les Paniers de Noël, les sociaux habituels de l’Intendant Jacques Blanchette, les anniversaires des membres à chaque mois, par le Club social, la ligue de poche, la ligue de pool et, enfin, une chaîne téléphonique pour rejoindre les membres.

L’année 2004 se déroule normalement. Toutes les activités charitables, sociales et fraternelles continuent. Les fêtes du 75e anniversaire se profilent à l’horizon et le nouveau Grand Chevalier, Richard Bélanger, prend le gouvernail du Conseil en 2005.

Il faut, à ce moment de notre histoire, souligner les apports du Conseil Laval à des organismes charitables du milieu. Sans ordre d’importance, il faut nommer le Patro Saint-Vincent, le Patro Laval, les Œuvres de Jean Lafrance, la paroisse Saint-Sauveur, la paroisse Sacré-Cœur, la paroisse Saint-Malo, le Centre missionnaire des auxiliaires Franciscaines, les Scouts et Guides Saint-Sauveur, les Filles d’Isabelle, la Cité du Père, le Rendez-vous familial, les cadets de Saint-Malo, la campagne du coquelicot, la Sclérose en plaque, AutonHommie, l’Arbre de Noël des enfants pauvres, l’Amicale Alfa de Québec, le Centre communautaire l’Amitié, la Fondation canadienne du rein, les Olympiades Région Rive-Nord, le Carrefour des enfants de Saint-Malo, La Corporation Jeunesse Saint-Sauveur, les camps de vacances d’enfants démunis du quartier, la Région pastorale des Laurentides, la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Opération Enfant Soleil, le Centre Durocher, les religieuses de l’Île-à-la-vache d’Haïti, l’école primaire Saint-Malo, la Fondation Cardinal-Villeneuve et plusieurs autres.

Pour subventionner et soutenir ces œuvres, il faut amasser des fonds. Les sources de financement ne sont pas nombreuses. Il y a bien sûr le financement de l’œuvre des missions par quelques membres, il y a aussi les dons recueillis à l’occasion de sollicitations pour les Paniers de Noël, mais il y a surtout l’apport très important de notre Bingo en salle. Nous nous permettons ici de souligner le concours généreux et constant de chevaliers tels Fernand Picard et Roch Paradis qui, durant de très longues années, ont mis travail et efforts pour diriger les bingos du Conseil.

Nous ne pouvons terminer cet historique du Conseil sans faire la nomenclature des membres dont la contribution, durant ces 25 dernières, années fut remarquable. Nommer des personnes, c’est risquer de commettre des oublis, mais il nous semble que c’est un risque que nous pouvons prendre en toute honnêteté. Il s’agit de :
 
René Allard, Claude Auger, Yvon Babin, Roger Barbeau, Rolland Beaudet, Georges Beaumont, Lucien Bédard, Richard Bélanger, Jacques Blanchette, René Boivin, le Père André Bonneau, Gilles Bouchard, P. Phil Bouchard, Fernand Boudreau, Roland Boutot, Albert Bureau, Michel Bureau, Jean-Yves Cloutier, Jean Côté, Jean-Claude Drolet, Jean-Paul Fontaine, Maurice Gauvin, Noël Genest, André Gignac, Marc-André Laberge, Gilles Lacroix, Marcel Laliberté, Edouard Lamontagne, Jean-Guy Landry, Lucien Laplante, Adélard Leclerc, le Père Jacques Letarte, Jules Mailly, Roger Marceau, Willy Mitchell, Gaston Masse, Marcel Noël, Réjean Normandeau, Roch Paradis, Fernand Picard, Lauréat Plante, Henri Pleau, James Porter, André Rioux, Jean Roussel, Pierre Savard, Lorenzo Tardif, Marcel Tardif, Paul-André Tardif, Roland Tardif, Claude Vallée, Gilles Vallée, Louis Vallée, Raymond Vigneault, Réjean Vigneault, Marc Zicat.

Il est aussi nécessaire, avant de terminer l’historique de notre Conseil, de dire un mot sur l’existence de comités parallèles aux activités colombiennes et ce sont les comités féminins.
Les comités féminins du Conseil existent depuis fort longtemps. Nous n’avons pu trouver le moment précis de la fondation desdits comités. Ce que nous pouvons dire c’est que généralement, les épouses des Grands Chevaliers s’entouraient d’une équipe et travaillaient à préparer des activités sociales, récréatives ou charitables durant les assemblées générales des frères chevaliers.

À toutes celles qui ont donné temps et énergie au service des autres épouses, il faut dire un grand merci. Mesdames, votre apport à nos activités a toujours été important. Très souvent, les épouses ont motivé les membres à participer et à agir.
Souhaitons maintenant à notre Conseil et à ses membres de nombreuses années de Charité, de Fraternité et d’Unité pour le mieux-être de l’Ordre, de l’Église et de la Société.

René Allard
Vénérable René Allard
Ex Grand Chevalier

N.B. :  Les éléments retenus de l’histoire de notre Conseil proviennent de nos archives, des albums souvenir du 25e et du 50e anniversaire, des notes rédigées par Michel Bureau à l’occasion du 70e anniversaire, des procès-verbaux de l’Édifice Laval et de ceux du Conseil Laval 2721.